MISÉRIA

Espetáculo baseado num conto popular.
Miséria, um pobre ferreiro engana a Morte e é assim condenado à eternidade.

“Falou então a Morte do alto da nogueira e fez com o velhinho um contrato: poupar-lhe a vida enquanto o mundo fosse mundo.
O velhinho consentiu e a Morte desceu. Por isso, enquanto o mundo for mundo a Miséria existirá sobre a Terra.”
(conto popular)

“O que há de espantoso neste espetáculo é o jogo entre o que pertence às marionetas e o que pertence ao ator em carne e osso, ao mesmo tempo manipulador e intérprete…
A perfeição das coisas, diria Cesário Verde. Não há muito a dizer de um espetáculo como este.
Obra-prima do teatro de marionetas, obra-prima do teatro, simplesmente.”
(Carlos Porto, Jornal de Letras)

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Miséria
encenação e interpretação
João Paulo Seara Cardoso

cenografia e marionetas
Rosa Ramos

texto
Álvaro Magalhães

música
João Loio

dramaturgia
Álvaro Magalhães, João Paulo Seara Cardoso

iluminação
João Lorga

execução cenográfica
Atelier 305

confeção de figurinos
Aurora Nazareth

cabeleiras
Cardoso Cabeleireiro

efeitos especiais
José Cunha

estúdio de som
Fernando Rangel

fotografia
A. M. Fontes Rodrigues

grafismo
Susana Camacho

Teatralização de uma lenda portuguesa

técnica
Marionetas “sobre a mesa”, com manipulação à vista

sala
pequena dimensão; anfiteatro; escurecimento total;
cortina negra nos lados e fundo do palco

espaço de representação
altura: 2.5m
profundidade: 2.0m
boca: 5.0m

montagem
2h30

desmontagem
2h00

público
máximo 100 pessoas

luz
equipamento da companhia

som
equipamento da companhia

nº atores/técnicos: 2

duração do espetáculo: 1h00

classificação etária: maiores de 12 anos

menções obrigatórias em todo o material promocional do espetáculo:
Estrutura financiada por SEC/DGArtes (com inserção de logótipos)

Mostra transforma geografia e tempo na capital federal

Concreto vira pista de dança e peça de Portugal mobiliza perceção das horas


Mas não é só a geografia que a arte pode mudar. Na noite de quinta, no Teatro Goldoni era sobre o tempo, ou a perceção deie, que o espetáculo portu­guês Miséria interferia. O texto de Álvaro Magalhães é adapta­ção de A Morte e o Ferreiro, clás­sico popular que tem variações, mas conta basicamente a histó­ria do homem que engana a mor­te ao prendê-la numa árvore en­cantada. A casa em miniatura do ferreiro Miséria já nos reme­te à infância. O diretor e ator-manipulador João Paulo Seara Cardoso, coautor da dramatur­gia, dá voz e gestos aos bonecos: o ferreiro, o Diabo, São Pedro, a morte. Há fogo de verdade em cena, efeitos de luz e fumaça, e humor na aparição do Diabo, elementos que mal utilizados poderiam fazer o espetáculo descambar para o entreteni­mento raso, infantilizado.

Mas João Paulo escapa desse risco ao manipular o tempo em cena de forma a nos fazer pen­sar sobre o tempo fora dela. Si­lêncios, pausas, imobilidades e a trilha sonora – música de João Loio – têm o claro objetivo de ressaltar na narrativa o sentido da singularidade da vida e das escolhas feitas nessa trajetória única. Vinte anos podem valer o mesmo que segundos nos ensi­na esse ferreiro, sem moralismos, sem tom piegas, um perso­nagem com suas contradições, querendo como qualquer um de nós esticar indefinidamente o tempo na companhia do que ama, errando por isso. Tudo nu­ma manipulação que muito mais do que movimento impri­me vida interior aos bonecos. João Paulo é diretor do Teatro de Marionetes do Porto, grupo que também apresentou Cabaret Molotov na programação do Cena Contemporânea.

Beth Néspoli
in “O estado de S. Paulo”, 30 de agosto de 2008


Éléments de Marionnéthologie

Je ne parlerai en fait que d’un seul spectacle, tant il me parut dépasser les autres de la tête et des pieds : Miséria, du Teatro de Marionetas do Porto, joué par Joao-Paolo Cardoso.

Joao-Paolo Cardoso présente, outre celui de venir d’une des régions les plus glorieusement viticoles du vieux continent, un autre indéniable avantage, à savoir celui de comprendre à Ia per-fection ce qu’est le théâtre de marionnettes et de savoir le montrer. Durant la petite heure de sa représentation le train s’arrêta comme par enchantement dans un havre de paix, pendant que ma colonne vertébrale et mes glandes lacrymales vibraient à 1’unisson.
Trois petites marionnettes, un vieux forgeron. la mort et le diable, vivaient leur vie dans un décor à la fois minutieux et approximatif (donc à la fois précis dans ses indications et ouvert à la lecture personnelle du spectateur-individu), manipulées avec une grâce extrême (donc sans aucun étalage technique), sur un texte que mon ascendance transalpine et mes vagues notions d’espagnol suffirent à me faire percevoir comme des plus beaux. Même 1’approximation des éclairages (le point faible de la représentation) et la gaucherie de la régie technique ne purent à aucun moment contrer le petit miracle qui se déroulait sous mes yeux, assurément le plus beau spectacle de marionnettes qu’il m’était donné de voir depuis plusieurs années.

Si Joao-Paolo Cardoso semble avoir tout compris : son art, c’est qu’il en a tout d’abord perçu 1’essentiel, à savoir que le rôle des mains du manipulateur n’est que secondaire et accessoire par rapport à celui de ses yeux. Ces mains, dont nombre d’affiches s’embellissent pour caractériser clairement notre théâtre et le différencier de celui d’acteurs, ne sont en fait rien de plus que des outils, au même titre que la pioche du paysan, le pinceau du peintre ou le marteau du charpentier, alors que les yeux, ceux du manipulateur, mais aussi ceux des manipulés, sont toujours la source et le point de passage de cette énergie vitale en constante circulation, sans laquelle il n’y a point de théâtre digne de ce nom. Cette simple constatation semble être d’une telle évidence pour Joao-Paolo Cardoso, que quand il manipule et donne sa voix à la marionnette de la mort (une poupée fort sobre, aux longs cheveux bruns, habillée d’une tunique blanche) il ferme les siens, nous suggérant à la fois une absence de regard et un regard porté à 1’intérieur, pendant que, sans excès, il pousse sa voix dans une tonalité à peine plus haute que la naturelle, se gardant bien de tomber dans le piège du falsetto. Et le tout est joué avec une telle justesse que ces yeux fermés nous apparaissent porteurs d’un regard d’autant plus intense que nous ne pouvons pas en deviner la force sous les paupières baissées. A cet instant, une intense émotion s’empare de nous, car ce geste des plus simples nous frappe de plein fouet, à la fois comme un signe et un symbole, concret et allégorique, narratif et poétique, illustratif et quintessentiel.

Les yeux de Joao-Paolo Cardoso sont sphériques comme le monde, et leur propriétaire, loin de s’en servir uniquement pour se regarder dans une glace ou pour admirer la ronde concavité de son nombril, les utilise à chaque instant à 360°. et ceci le long de tous les méridiens. Les gestes de ses mains et de son corps se trouvent du coup inscrits dans un espace total et global, dans un sous-univers délimité par les parois de la salle de spectacle, à l’intérieur de laquelle le spectateur, le manipulateur et les manipulés cohabitent égalitairement, par-dessus leurs différences de dimension, de place et de rôle.
Je ne dis pas cela pour nier aux mains et aux doigts de Joao-Paolo Cardoso la reconnaissance de la maestria qu’ils possèdent, mais je veux souligner comme à tout instant celle-ci est subordonnée à un but plus digne que celui de son propre étalage, au point de donner 1’impression de 1’absence de toute technique préméditée, alors que cette même technique n’est ici que dépassée, pour 1’obtention d’une élégance du geste digne des plus grands maîtres de la tradition.

Je suis sorti abasourdi de cette représentation qui se situait « en dehors du temps », c’est-à-dire libre des oripeaux du temps immédiat et anecdotique, et qui avait su, pour un bref instant, me plonger dans un temps autrement réel, car immobile. Les mots m’ont manque pour aller complimenter, comme je 1’aurais voulu, 1’artisan de cet instant de bonheur, et encore aujourd’hui, plusieurs mois après, les seuls mots qui me viennent à l’esprit sont ceux que Robert Schumann employa dans une gazette de Leipzig pour clore l’article qu’il écrivit après avoir assisté pour la l première fois à un concert de Frédéric Chopin : «Chapeau bas, Messieurs. Voilà du génie. »

Dois-je conclure en constatant amèrement combien cette perle me parut rare dans un océan des plus troubles ? Devons-nous en déduire que cette exception (et peut-être quelques autres, qui nous auraient échappé) ne sont là qu’en confirmation de la morosité générale ? Cela serait sinistre, et facile. Mieux vaut voir dans Miséria sinon une tendance, du moins le noyau d’une tendance ; espérer que cette grâce ne sea pas perdue comme un instant de silence dans le brouhaha général, et que d’elle surgiront d’autres gestes de semblable intensité. Car ce ne sont que ceux-là qui justifient 1’existence d’un théâtre de marionnettes.

Massimo Shuster
in “Ave Marionnette”


A inquietante eternidade

(…)
Podemos dizer que a magia indiscritível deste trabalho no Teatro de Belomonte, assenta na amantíssima manipulação (cerimonial) dos vários elementos (amuletos) cénicos: bonecos, objetos, fogo, explosões, o uso da voz e da música.

E João Paulo Seara Cardoso afirma-se como um xamane, há muito iniciado, e na posse completa de todos os encantamentos necessários para o êxito da realização ritual.
(…)

José Caldas
in “Jornal de Notícias”, 18 junho 1992


Miséria para sempre

(…)
…um espetáculo perfeito no seu género: bem estruturado, plasticamente elaborado, atravessado pela magia, repassado de humor.

Manuel João Gomes
in “Público”, 18 outubro 1992


A perfeição das coisas

(…)
O que há de espantoso neste espetáculo é o jogo entre o que pertence às marionetas e o que pertence ao ator em carne e osso, ao mesmo tempo manipulador e intérprete.
(…)

Não há muito a dizer de um espetáculo como este. Obra-prima do teatro de marionetas, obra-prima do teatro simplesmente. Veja-o quem possa. espero vê-lo ainda mais vezes.

Carlos Porto
in “Jornal de Letras”, 3 novembro 1992


A perfeição das coisas

(…)
…um pequeno milagre que se desenrola diante dos meus olhos, certamente o mais belo espetáculo de marionetas que me foi dado ver nos últimos anos.

As únicas palavras que me vieram ao espírito, foram aquelas que Robert Shumann empregou após ter assistido pela primeira vez a um concerto de Frédéric Chopin:

“Chapeau bas, Monsieur. Voilá du génie.”

Massimo Shuster,
in “Ave Marionnette”, 1992


Uma festa cénica dos sentidos

(…)
Belíssima, encantadora, mágica, um primor. Fica difícil falar de Miséria sem usar adjetivos. A partir desse enredo, extraído de um conto popular português, o TMP realiza uma verdadeira comunhão com o público. Questões essenciais da condição humana são tratadas com beleza, elegância e muita competência. O tempo, que passa, a necessidade da morte, as tentações da vida são abordados com muita sabedoria. Miséria uma obra tocante.
(…)

Ivana Moura,
in “Diário de Pernambuco”, 30 de março 1993


Uma festa cénica dos sentidos

(…)
Miséria é uma experiência encantatória, uma celebração das raízes mais populares do teatro… de rigor interpretativo absoluto.

in “The Jerusalem Post”, 13 de agosto 1993

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